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" La jeunesse est le temps d'étudier la sagesse; la vieillesse est le temps de la pratiquer."
Rousseau

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samedi 25 février 2017

Français Modernes - Les Traits Sémantiques des verbes

LES TRAITS SÉMANTIQUES DES VERBES


Les verbes sont caractérisés par une série de traits qui rendent compte des types de procès dénotés, qui permettent de sélectionner les compléments du verbe ou qui définissent sa conjugaison. Les verbes sont régis par deux matrices de traits, les traits inhérents et les traits contextuels. 

I] Types de Procès

Les verbes expriment des procès.
Ils sont bornés ou non bornés et on distingue les procès perfectifs (marcher) et imperfectifs (arriver quelque part). 

A) Procès Perfectifs (procès hétérogène, terminatif)

= comporte dans ses signifiés une borne, un terme ou un seuil. 
ex: arriver quelque part ; la représentation comporte en elle-même l'indication de son terme. 
  • Accomplissements [dans la durée]: traverser la rue, tracer un cercle, fumer une cigarette... 
→ fumer EN deux minutes.      
  • Achèvements [pas de durée]: atteindre le sommet, entrer, sortir, mourir, trouver une solution...

B) Procès Imperfectifs (procès homogène, non terminatif)

  • Etats : être + Adjectif (ce qui correspond à des états plus ou moins stables):
- propriété nécessaire: être égal à
- propriété permanente: être rond
- état contingent stable: être écrivain, être jeune
- état contingent instable: (ou état transitoire) être malade, être en colère, avoir faim, garder un secret, savoir l'anglais
  • Activités : parler, marcher, courir, chercher une/la solution, conduire une/sa voiture
→ fumer PENDANT deux minutes. 

C) Aspect lexical et aspect grammatical

La valeur d'une forme verbale à un temps donné dans un énoncé résulte du type de procès et la valeur du temps verbal (passé simple ou imparfait). 

"La notion d'aspect se situe à plusieurs niveaux qui inter-agissent, et s'applique à des segments de diverses natures. Il est donc préférable d'intégrer le classement des occurrences à l'étude, afin d'éviter une présentation hétérogène et redondante. 
L'aspect accompli présente le procès comme réalisé, c'est-à-dire saisi au-delà de son terme. En revanche l'aspect inaccompli envisage le procès en cours de réalisation."
 Éléments de réflexion sur l'aspect grammatical et lexical - Frédéric CALAS et Nathalie ROSSI

Exercice
C’était midi. Les voyageurs montèrent dans l’autobus. On était serré. Un jeune monsieur portait sur sa tête un chapeau entouré d’une tresse, non d’un ruban. Il avait un long cou. Il se plaignait auprès de son voisin des heurts que celui-ci lui infligeait. Dès qu’il aperçut une place libre, il se précipita vers elle et s’y assis.
Je l’aperçus plus tard devant la gare Saint Lazare. Il se vêtit d’un pardessus et un camarade qui se trouvait là lui fit cette remarque : il fallait mettre un bouton supplémentaire.

Classer les prédicats (verbes conjugués au passé simple ou à l’imparfait) selon l’imperfectif (procès a-téliques ; non borné) et le perfectif (téliques ; borné)

PERFECTIF
IMPERFECTIF
Accomplissement
Achèvement
Etat
Activité
▪ Se précipiter (vers)
▪ Se vêtir
▪ Monter (dans l’autobus)
▪ Apercevoir (une place)
▪ S’asseoir
▪ (le) Faire
▪ Porter (un chapeau)
▪ Avoir (un long cou)
▪ Se trouver (là)
▪ Se plaindre (de)
▪ Infliger (qqchose)
▪ Faire

Le Passé simple exprime typiquement l’idée de borne, l’imparfait quant-à-lui, l’absence de bornes

  • PASSE SIMPLE

Les verbes qui ont un aspect lexical ponctuel sont davantage compatibles avec le passé simple.
S'oppose à l'imparfait de façon traditionnel. Il saisit le procès dans sa globalité et "l'enferme dans des limites (aspect perfectif, non sécant, trait borné,)". On lui attribue des affinités naturelles avec les procès perfectifs.
Avec des états, le Passé Simple peut créer un *effet de surgissement (effet perfectivant)
ex: il sut alors, il comprit alors.. ↔ le verbe savoir (imperfectif) prend le sens d'entrer en connaissance de qui le place dans un procès perfectif.

  • IMPARFAIT
Les verbes qui ont un aspect lexical duratif dont davantage compatible avec un emploi de l'imparfait.
Il envisage le procès "sans limites à un stade de son déroulement (aspect imperfectif ou sécant, trait non borné, trait duratif)".
Affinité avec les procès imperfectifs mais conflit avec les procès perfectif - il existe cependant quelques solution.
     - Déperfectivation: tout se passe comme si l’image construite consistait à dilater, effacer les bornes. *les voyageurs montèrent peut être les voyageurs montaient
     - Effet d’habitude: itération indéfinie, caleur de caractérisation
     - Imparfait de rupture = ouverture, clôture il mourrait trois mois plus tard

Il peut y avoir concordance ou discordance des aspects lexical et grammatical en discours. Les verbes d'état et les verbes d'achèvement sont notamment concernés par ces discordances.
"Il est difficile de faire abstraction du contexte et d'attribuer une valeur aspectuelle au verbe seul. Il est nécessaire de prendre en compte les arguments du verbe et d'autres compléments, tels certains compléments de temps."

II] Traits inhérents des verbes

 → Transitoire, auxiliaire avoir, attribut, factitif, résultatif, action, duratif, mouvement
Ces traits ne sont pas ordonnés les uns par rapport aux autres mais relèvent de ce que l'on appelle l'aspect. Ils sont dépendants du type  de processus ou d'état désigné par le verbe et ils ne dépendent pas du contexte, mais font partie des caractéristiques du verbe en question.

III] Les Traits Contextuels

= Caractérisent les combinaisons possibles des verbes avec:
     - un Groupe Nominal Sujet
     - un Groupe Nominal Complément

Le verbe est pourvu de traits dits contextuels spécifiant les traits inhérents requis par les unités avec lesquelles ils se combinent: le chien dort/ *le rocher dort
Les traits contextuels servent à décrire les verbes en partant de la construction syntaxique à laquelle ils participent.








Français Modernes - Les Traits sémantiques des Noms

LES TRAITS SÉMANTIQUES DES NOMS


Une série de traits inhérents caractérisent les substantifs et déterminent les règles de sélection lors de leur usage dans la communication orale ou écrite.
- Les uns sont en nombre fini 

I] Les Traits lexicaux inhérents

  • Trait COMMUN : distingue les noms communs (table, courage, joie) des noms propres (Paris, la France, Jean)
  • Trait ANIME: marque la différence entre l'objet vivant (Jeanne, le peuple, chien, enfant, rhinocéros) et l'objet inanimé (rocher, justice, la Seine, la Belgique) 
  • Trait HUMAIN: distingue des mots faisant référence à un être humain (Sarah, garçon, fille, professeur) et des autres non-humain (chien, montagne, poule, ferme), cela permet d'expliquer les rapports syntaxiques entre les noms personnels je et tu et les noms propres de personne.
  • Trait CONCRET: marque la distinction entre les mots concrets, qui existe dans la vie réel (la télévision, la table, la maison, la ville) et les mots abstraits, subjectifs (pensée, croyance, beauté, angoisse). Les mots moins concret sont souvent dérivés de verbes ou d'adjectifs.
  • Trait COMPTABLE: permet de distinguer les noms pouvant être compter (pied, enfant, table) des noms qui excluent les numéraux cardinaux (courage, vin, bétail
  • Trait MASCULIN: différence entre les mots masculins (livre, mur, fauteuil) et les mots féminins (table, chaise, sentinelle, colère). Certains peuvent être affecté des deux caractéristiques et prendre les deux déterminants types (un-une bibliothécaire, un-une ministre)

II] Les Contraintes liées aux Traits Inhérents

Le Trait Animé/Non Animé : rend compte par exemple de la différence entre le COD d'apporter (un livre, une baguette) et d'amener (un ami, un parent)
La présence de ce trait entraine l'opposition en/son dans les règles du possessif:
J'en ai vu (-animé)/ j'ai vu sa fin (+animé)
ou l'opposition dans les interrogatifs:
Qui vois-tu? (+animé)/ Que vois-tu? (-animé)

Le Trait Humain/Non Humain : utile notamment pour rendre compte des différences d'acceptabilité dans les pronoms personnels ou dans les contraintes sur l’interrogatif
Qui arrive? Paul.
* Qui arrive? la voiture.

Le Trait Commun/Propre : rend compte des contraintes sur la détermination
Le paquet arrive. *Paquet arrive.
Paul arrive.

Le Trait Masculin/Féminin : l'accord de l'adjectif ou la morphologie dérivationnelle
chien/chienne ;  postier/postière  ;  maire/mairesse
Certains mots sont redondant de ce trait 
une souris mâle ou femelle, un serpent mâle ou femelle

Le Trait Comptable/Massif : l'emploi de déterminant ou de numéraux cardinaux
 Il est venu avec un marteau
* Il est venu avec une détermination
Il est venu avec joie
un pied, deux pied, trois chaises, des maisons
* un courage, deux bétails, trois vins

III] Massif, Comptable, et Opposition Discret, Dense et Compact

" La référence définie ne diffère nullement de celle des noms comptables. La sélection dans un ensemble pragmatiquement identifié [la saisie comme type] entraînera la construction d'un Syntagme Défini.
Parallèlement, le prélèvement parmi les entités susceptibles d'être nommées par un nom de masse est également possible, si ce n'est que ce entités ne peuvent plus être considérées comme des individus mais comme des quantités, ce qui exige, en français, l'utilisation d'un autre type de déterminant, communément appelé partitif."
Note sur les noms de masse et les partitifs - Michel Galmiche


La saisie partitive se fait:
     - par prélèvement d'une quantité indéfinie sur l'extension maximale
Paul boit de l'eau.
J'aime ramasser du sable.
J'ai fais réparer ma voiture, de la peinture était écaillée.
     - par prélèvement d'une quantité actualisée (dans le contexte)
Voulez-vous du café?
Le voisin nous a volé du sel
     - par construction d'un sous-type (tri sur l'extension maximale à partir d'un critère spécifié par un modificateur adjoint au Nom)
De l'eau salé, de la terre argileuse, du thé menthe
→ suite à cela on peut passer à: UNE eau salé, UNE terre argileuse...

Moyen de conversion du massif comptable et du comptable au massif:
Par conditionneur externe:
     - implicite (du pain/un pain, du café/un café, du whisky/un whisky)
     - explicite (de l'eau/un verre d'eau, du vin/une bouteille de vin)
(!) le contexte et les rituels socio-anthropologiques ont leur importance
= comme le fait d'énumérer à la caisse d'un supermarché: deux vins, trois huiles

Par broyage, pressage, extraction, découpage (un boeuf/du boeuf ; un citron/du citron ; un oeuf/ de l'oeuf)

"Un nom a un fonctionnement habituel dans une catégorie, même si son appartenance à l'une d'elle n'est pas fixe. Cela est dû à la notion qu'il représente.
Chaque notion possède des caractéristiques particulières, c'est un ensemble de propriétés définies sur lesquelles une communautés linguistique s'entend. [...] Selon la notion à laquelle le nom va renvoyer, on peut définir différentes catégories du nom.
a) Le Discret (discontinu ou comptable) concerne les noms représentant une notion composée d'unités comptable, individualisable, dissociable et également dénombrable. Soit lorsque une occurrence livre à la fois une délimitation quantitative et qualitative d’une notion donnée
b) Le Dense (continu quantifiable) représente une notion non-comptable, mais quand même quantifiable. [Donnez-moi du cheval. La fragmentation de cette masse ''cheval'' est alors possible à l'aide de partitifs et de quantificateurs.] Ces noms ne sont pas dénombrables mais on peut effectuer des opérations quantitatives de l'ordre du prélèvement.
→ Ainsi, le nom employé de façon DENSE est compatible avec un peu de + sing
J'ai acheté un tee-shirt de cachemire.
c) Les Compacts (continu non quantifiable) représentent une notion non quantifiable [dont l'interprétation fait normalement intervenir un support qui reste éventuellement implicite]. Cette notion n'est pas sécable, on ne peut alors pas effectuer d'opération de l'ordre du dénombrable. Ces noms représentent des notions "abstraites" courage, sagesse, blancheur.. 
[Combiné avec des quantifieurs, les compacts ne reçoivent pas une interprétation de quantité mais d'intensité. Beaucoup de sagesse. / Lorsqu'on emploie un pluriel, l'interprétation devient une interprétation de qualité. Il y a des affections inutiles.] "
La Détermination Nominale - Université Michel de Montaigne Bordeaux 3 (UFR Langues et Civilisations)


IV] Classification des Noms

Par leur différent sens, les noms sont prédisposés à dénoter des entités que nous concevons comme comptables ou non comptables.
On oppose généralement les noms comptables et les noms non comptables. Les premiers pouvant être comptés (un, deux, trois..) ou tout simplement prendre le pluriel (des assemblées). Les seconds ne peuvent en principe pas être comptés ni mis au pluriel et prennent normalement un déterminant PARTITIF (du parfum, de la farine, du respect...).
Pour les noms uniques (soleil, lune, Louis XVI), il parait étrange de leur attribuer un aspect comptable. Pourtant, ces noms ne prennent pas naturellement de partitif et on peut dire un soleil , le pluriel est parfois possible selon un contexte spécifique (Joëlle connaissait deux Napoléon: l'un tendre à la maison et l'autre impitoyable sur les champs de bataille). Les collectifs sont des noms qui renvoient à des groupes d'individus, mais qui peuvent néanmoins être comptés ou prendre le pluriel.

La distinction entre denses et compacts réside, d'une part dans leur origine et d'autre part dans leur référence. Certains compacts engendrent naturellement des emplois comptables (Quatre mariages et un enterrement). Nous allons simplement les considérés comme des déverbaux.
D'autres critères sémantiques peuvent être mis en oeuvre pour classer les substantifs: non relationnels/ relationnels, concret/abstraits




vendredi 24 février 2017

Rappel Signifiant, Signifié, Sens et Signification

INTRODUCTIONRappel sur le Signifiant, le Signifié, Sens et Signification


I] Le Signe Linguistique

*Saussure: Le signe linguistique unit un concept et une image acoustique soit l'empreinte psychique de ce son, la représentation que nous en donne le témoignage de nos sens - elle est sensorielle.

= Le signe linguistique est donc une entité psychique à deux faces dans laquelle l'image acoustique est le signifiant et le concept. Il se situe dans la langue.

II] Le Référent

On illustre le référent par le Triangle d'Ogden et Richards appelé également, le "triangle sémiotique" dont les sommets constituent la triade "mot - concept - chose"



Le signe renvoi au référent. Il peut être:
- concret: l'arbre, la chaise, la lampe...
- abstrait: l'amour, la haine, la joie...
- fictif: Jean Valjean, Thérèse Raquin, la licorne, le dragon...

 Des signes différents peuvent renvoyer à un référent identique
le vainqueur d'Austerlitz = le vaincu de Waterloo = Napoléon
La Chine = l'Empire du Milieu
La plus belle avenue du monde = Les Champs Elysées

III] La Perception du référent

Le sens se fonde sur la représentation individuelle et/ou socioculturelle d'une réalité, variable selon les individus et les cultures. 
On l'illustre par le trapèze sémiotique de Heger et Baldinger


La partie gauche du trapèze concerne la dimension linguistique: permet de distinguer les significations de lexèmes proches grâce à une analyse sémique.
La partie droite concerne la dimension extralinguistique: ce à quoi le signe renvoi dans une réalité et dans les perceptions socioculturelles de plus ou moins grande généralisation géographique ou diachronique de cette réalité. 

*Kleiber: on peut nommer le tout dans un cadre sémantique de façon cognitive dans la mesure où elle entend mettre en rapport les formes linguistiques et les aspects pertinents des situations extra-linguistique qui les sous-tendent. Dans le but de justifier le langage par notre conceptualisation et notre représentation du monde.

IV] Le Sens et la Signification

*Rastier: le contenu linguistique =
- la SIGNIFICATION, conçue comme relation entre plans du signe (signifiant,signifié) ou corrélats du signe (concept, référent). L'interprétation se définit comme l'identification d'une relation de représentation simple ou complexe.
- le SENS, défini comme parcours entre les deux plans du texte (contenu et expression), et au sein de chaque plan. Un parcours est un processus dynamique, obéissant à des paramètres variables selon les situation particulières et les pratiques codifiés. Le sens n'est pas donné mais résulte du parcours interprétatif normé par une pratique.
→ Interaction entre Sens et Signification. 

La Signification est donc de l'ordre du paradigme. Stable, invariant, sémantique. Le contexte du discours n'est pas pris en compte. Opération de référence à partir de laquelle se définissent les variations de sens.
Le Sens est de l'ordre du Syntagme. Fruit de l'interprétation en fonction du contexte. Obtenu par interférence.

mercredi 21 décembre 2016

Histoire Littéraire - XVIe siècle

Le XVIe siècle



 Chronologie
→ débute avant la date à proprement parlé : lors de la découverte de l'Amérique (1492)
        Nommé Renaissance
        François 1er  (règne: 1515 – 1547)
Charles IX
Henri III
Catherine de Médicis
        Henri IV → on fait arrêté le XVIe à sa mort, assassiné en 1610
        Guerres de religions
→ catholiques/protestants
(séparation religieuse entraînant une séparation politique)
        Retour au texte (traduction de la bible en langue vulgaire)
→ Impression de la Bible de Gutenberg

Peut-on accepté d'être dominé par la religion ?
Importance de la Langue
Que nous rapporte les textes ?
Quelles sont nos valeurs ? (transmission)


I] Humanisme et Évangélisme

Humanisme = mouvement de pensée qui met en son centre l'homme au cœur de sa réflexion

            A. Les penseurs de l'Humanisme

→ Mouvement européen qui regroupe en son sein: Italien, Anglais, Irlandais, Néerlandais, Français..
→ Circulation de la pensée possible grâce à l'imprimerie

         Discours sur la dignité de l'Homme – Pic de la Mirandole
= Érudit par excellence, associe la dignité à l'homme
Dignité :   notion de valeur humaine (moins clair au XVIe)
        Renversement des admirations admises, de la pensée admise
 → L'homme devient le centre du monde, de l'observation = réflexion philosophique

  Le Livre du Courtisan – B. Castiglione
= Manuel de civilité (apprendre à bien se conduire)
→ Visée didactique
→ Réflexion sur la pédagogie
        Savoir au cœur de l'enseignement (opposé aux armes)

  Éloge de la Folie – Érasme
= prosopopée de la Folie
*La critique de l’Église
texte critique qui dénonce violemment le comportement de l'église

         Utopie – Thomas More
U : non
Topos : lieu
= endroit qui n'existe pas
Relation d'un voyage en Utopie → société idéale
        Réflexion économique/politique
        Caractère pédagogique
→ Comment éduquer un honnête homme, la place de la religion dans la vie d'un homme

            B. François Rabelais

Prologue 
        Dès le début: fiction auctoriale : Maître Alcofribas Nasier
        Inspiration : Chroniques du Géant Gargantua (récit populaire du Moyen Age)
→ Inscrit son livre dans une tradition de divertissement/rire
Utilisation de l'image des géants comme symbole de l'Homme, de son désir de s'agrandir
→ besoin de gagner en épaisseur pas le savoir
Personnages confrontés à des problèmes qui toutes recoupent/croisent celles posées par l'humanisme : réflexion pédagogique, sur la religion, politique, philosophique..
→ veine comique
Comique Rabelaisien = grossier, grivois, esprit gaulois

            C. Évangélisme

= Mouvement qui prône le retour aux textes évangiles, courant rattaché à l'humanisme

Marguerite de Navarre
= sœur aînée de François 1er, image de la courtoisie
        Heptaméron
= recueil, poèmes
        Protégée des auteurs poursuivis en raison de leur proximité avec la Réforme
( = Courant protestant qui avait pour but de réformer l'église catholique)


II] La Poésie


            A. Clément Marot

         L'Adolescence Clémentine (1532)
Recueil hétérogène
        «Petite Épître au roi»
Jeu entre les sons et le sens → montre un laboratoire poétique de la Langue
Rime équivoquées = joue sur les doubles sens
        «Le Blason du Beau Tétin»
Jeu sur les sonorités encore
Structure anaphorique = répétition d'un mot en début de vers
→ Poème descriptif alliant octosyllabe et décasyllabe, servant à décrire un élément du corp féminin, un animal, un objet.. etc

         Affaire des Placards (1534)
Inspiré de la véritable histoire des ''placards'' de cette époque où la ville avait été placardé par des avis dénonçant l'église et son inutilité, jusqu'à la porte du roi où Marot est accusé de l'avoir fait, et donc de s'attaquer aux autorités religieuses et politiques de l'époque. Enfermer à Châtelet
Une fois sortis il va traduire des psaumes

            B. La poésie Lyonnaise

Lyon = Paris-Italie
→ imprimeurs
circulation des textes et des influences

         Canzonière – Pétrarque (1304 – 1374
Chante son amour pour Laurt
Sonnet = 2 quatrains, 2 tercets
*mélancolie
*amour
*nostalgie
+ insuffle dans les sonnets le néo-platonisme (inspiré de Platon)

Pétrarquisme :
        thèmes et motifs → réinvestir et réécrire en langue française des images, des scènes, puisées à la source de Pétrarque
        sonnet francisé
Représentants :
            ~ Maurice Scève
Délie (1544)
= l'idée
Dizain en décasyllabes : très stricte, très fermé
→ la forme a un sens et sert à dire l'enfermement, l'esclavage du sentiment amoureux

            ~ Pernette de Guillet
Rymes de Gentille, et Vertueuse Dame (1545)

            ~ Louise Labe
Œuvres  (1555)
Travaille particulièrement le sonnet où elle chante aussi le sentiment amoureux
«Sonnet VIII» = sonnet antithétique (avec des arguments allant en opposition)
→ inconstance des sentiments

            C. La Pléiade (1550 – 1575)

= école littéraire, poétique qui réfléchit sur la langue française

Défense et Illustration de la Langue Française (1549) – J. Du Bellay
manifeste
        le besoin d'imiter les anciens
        le travail du poète
→ opposition Poète courtisan / Poète immortel
        les poètes en langue française et construire une poésie national

Art Poétique (1555) – Jacques Peletier du Mans
Abrégée de l'Art Poétique (1565) – Ronsard

         J. DU BELLAY

L'Olive (1549)
→ met en application ses principes et préceptes
(écrire en langue française, chanter la France..)
Les Regrets (1558)
= recueil très personnel (lamentation)
''Felix qui'' = ''Heureux qui''


III] Le Théâtre


Défense et Illustration de la langue française – J. De Bellay (1549)
Les poètes de la Pléiade théorisent les genres

1ere moitié du XVI subit encore l'influence du Ѳ médiéval
→ les humanistes traduisent des pièces de théâtre antique
→ matière antique
Erasme traduit Euripide

1552 : Cléopatre captive de Jodelle → 1ere tragédie en vers en langue française

            A. La Tragédie

1)      La situation en 1550
Catholique et protestant se lasse de la représentation fantastique, merveilleuse ou grotesque de la religion sur scène
→ épuisement du théâtre religieux du Moyen Age

2)      Apport théorique à la réflexion théâtrale
Qu'est-ce que le théâtre ?
Quelle forme doit-il revêtir ?
→ question large sur lesquelles des théoriciens et penseurs vont réfléchir
dont DONAT qui va traduire la Poétique d'Horace
La Tragédie est une œuvre mettant en scène des grands personnages (important) qui produisent sur le spectateur de la frayeur avec un dénouement fatal

3)      Théâtre à la recherche de son public
Moins de costumes
Moins de décors
            → attire un public lettré
            → entre dans l'enseignement (collège)

4)      Vers la naissance de la Tragédie classique ?

         Jean DE LA PERUSE
Médée (1553) : histoire de Médée et Jason, femme trahit par le père de ses enfants qui décide de tuer son mari et ses enfant par vengeance. → monstre tragique, textes antiques sous le patronage des grecs.
        Poème en Alexandrins
        Monologue sur la réflexion de Médée avec une évolution dans le courant de ses idées
            (Elle recherchait un moyen de se venger et le trouve à la fin → monologue Délibératif)
        Registre Pathétique et Élégiaque (= plainte)
        Beaucoup de Monologue → peu d'action
        Pièce lue publiquement (non joué)


         Robert Garnier
A écrit 7 tragédies
et 1 tragi-comédie
                        Sénèque _ tragiques grecs
Bradamante (1582)
Les Juives (1583)
Argument au théâtre = histoire/intrigue
        Beaucoup de Monologue → peu d'actions


=> Pas encore du théâtre classique
Espérance de vie plutôt courte à l'époque →  auteurs jeune

            B. La Comédie

Aeu à peu, refus du comique médiévale → émergence d'un autre théâtre

1)      Influence de la comédie du 16e
        5 actes/ intermèdes musicaux
        Intrigue serrée
Plaute – Terence
→ la salle change
autour d'une scène en demi-cercle avec des coulisses permanentes (hors scène)

2)      La Comédie Française
Les Esprits – Larivey (1579)
→ arrive la prose

3)      Comédie – ballet
1581 Balthazar de Beaujoyeux a créé le premier ballet comique – Le Ballet Comique de la Reine
→ 1 seule représentation
→ Particulièrement LONG


IV] La Prose du 16ème


                A. Romans et Nouvelles

1)      Le Roman
        Roman de chevalerie
        Romans sentimentaux
        Romans Comique

→ Romans surtout lu par les femmes alors le 16e fut légèrement dévalorisé dans ce genre

         Helisenne de Crenne
Les Angoisses douloureuses qui procèdent d'amour
= roman sentimental
[ Best Seller du 16e ]

         Nicolas d'Herberay des Essarts
traduit L'Amadis de Gaule
2)      La Nouvelle
→ Marguerite de Navarre


            B. Le récit de Voyage

Grandes découvertes + humanisme
         Jean de Lery
Histoire d'un voyage en terre de Brésil (1578)
→ récit typique d'un récit de voyage
Enjeux : 
        Descriptif
→ vient à l'appui de l'illustration
        Argumentatif : Répondre aux critiques de son pays adressées aux sauvages
→ met en parallèle la société Européenne et la société «sauvage»
(société connue / société découverte)
=> Récit de Voyage initiatique

            C. Montaigne et les Essais

3 livres
                1) Accumulation de faits curieux
   2) plus personnel
    3) livre de la méthode
 Montaigne / La Boétie

Avis au Lecteur
Dédié à sa famille, à ses parents, pour qu'ils le connaissent mieux après sa mort.
«matière» = auteur → genre autobiographique ( peinture du «moi» )


Français Moderne - Discours Rapporté

Le Discours Rapporté

Si tout discours a un énonciateur, un récepteur, un temps et un lieu d’énonciation, et qu’il est donc de ce fait absurde de parler de texte sans énonciateur, en revanche certains discours vont se représenter comme sans énonciateur, sans récepteur, ou à l’inverse, manifester intensément les protagonistes de l’énonciation. Certains discours vont tendre à une abolition de la représentation du temps, là où d’autres accumuleront les repérages déictiques par temps de verbes et circonstants.

Polyphonie = plusieurs sons littéralement → représentation de plusieurs voix au cœur des discours du monde contemporain

·         Discours direct est censé
      Rapporté fidèlement les paroles ou les pensées d'autrui ou de soi-même lorsqu'elles ont été ou seront prononcés à un moment autre que celui de l'énonciation
 Je lui ai dit textuellement ceci : « Tu es un crétin »
      Introduit par un verbe de parole comme dire, annoncer … mais il est possible qu'il soit introduit par des substantifs j'entendis ces mots : « ...
Le discours cité est marqué par une pause, par deux points
Les guillemets souligne la particularité des mots qu'ils encadrent
*Phénomène Particulier : le repère énonciatif change en cours d'énoncé
→ hétérogénéité fondamentale
Il m'a annoncé son mariage en ces termes : « Je me range »
L'énonciateur du discours citant n'est plus le même que le discours cité
[C'est le seul cas où on peut citer un discours en langue étrangère]
Discours Direct Libre

·         Discours indirect rétabli le fonctionnement habituel de la langue en plaçant tout l'énoncé rapporté sous la responsabilité d'un énonciateur unique grâce à la subordination il se caractérise en effet par la présence d'un terme de parole suivi de que lorsqu'il s'agit d'un verbe ou si lorsqu'il s'agit d'une question ou d'un adverbe, déterminant/pronom interrogatif, exclamatif.
Contrairement au discours direct, les pronoms de personne se rapporte au seul je énonciateur.
L'énonciateur constitue le repère fondamental par rapport auquel se situe les verbes ou le verbe de l'énoncé rapporté. (Les pronoms les modes et les temps vont différents de ceux qui sont utilisé au discours direct)
=> C'est un mode de discours rapporté qui consiste en une reformulation de ce qui a été réellement prononcé



Discours Direct
Discours Indirect
Ponctuation
:      « … »

Suppression des guillemets et des deux points
Mise en page
Retour à la ligne et tirets
Pas de retour à la ligne, pas de tiret
Verbes de Parole
Placé avant, ou au milieu des paroles rapportées
Introduit les paroles rapportées
Marques de Personne
Je, tu, il, nous, vous, me, te ...etc
il(s), elle(s), sa, son, leur, me, te.. etc
Temps Verbaux
Présent de l’indicatif
Tout les temps de l'indicatif
Temps de l'indicatif (conditionnel) subjonctif

·         Discours indirect libre rapporte des paroles en conservant la ponctuation expressive du discours direct tout en les intégrant au récit en cours en employant les temps et les pronoms utilisés dans le récit.
C'était fabuleux ! Elle participera elle aussi à ce tournoi tant convoité, elle aurait elle aussi sa place.
Il cumule des marques formelles du discours direct et du discours indirect
→ il ne peut être définis que par rapport à lui-même
Ce ne sont pas toujours des paroles qui sont rapportées, cela peut être des pensées ou un monologue intérieur = Represented Speech and Thought                   

Français Moderne - Circonstants


Circonstants


L’ensemble des circonstants temporels se répartit en deux sous-ensembles :
-          Les déictiques, effectuant le repérage par rapport au point d’origine du moment de l’énonciation
-          Les non-déictiques, effectuant le repérage par rapport à un point exprimé sur la chaîne.

Circonstants
Temporels/Déictiques
Anaphorique
Simultanéité
En ce moment, Maintenant
A ce moment-là, Alors
Antériorité
Hier, l’autre jour, la semaine passée, Récemment, il y a quelques jours
La semaine dernière/précédente, la veille, peu avant, quelques heures plus tôt
Postériorité
Demain, Dans 2 jours, L’année prochaine
Le lendemain, l’année suivante, Deux jours plus tard
Neutre
Aujourd’hui, Lundi, Ce matin
Ce jour-là, Le lundi-là

Français Moderne - Les Valeurs du Présent


Les Valeurs du présent


Le présent est un temps en relation avec le moment présent de celui qui parle → simultanéité.
Ce temps est donc lié au moment où l’on prend la parole, où l’on écrit, ce qui est en train de s’effectuer.
Mais le présent peut marquer n’importe quel moment. Il peut exprimer un passé (« Je sors à l’instant ») ou un futur (« Demain, je pars »).
Le présent peut même couvrir une grande période englobant le passé et le futur, et donc affirmer des choses qui ont toujours été vraies et qui le seront toujours : « Le soleil se lève à l’est ».
On retiendra donc principalement trois valeurs : le présent d’énonciation, le présent de narration et le présent de vérité générale.
  • ·         Le présent d’énonciation
Utilisé pour exprimer un événement ou un état de chose qui a lieu au moment où l’on parle.
Si je dis « Je lis un cours de français », le présent est utilisé pour dire ce que je fais ici et maintenant. C'est donc un présent d'énonciation.
  • ·         Le présent de narration
Il s’utilise avec d’autres temps du passé (imparfait, plus-que-parfait, passé simple...). Il donne l’illusion que des faits passés appartiennent au présent, comme s’ils se déroulaient ici et maintenant. Il crée alors un effet d’accélération ou de rapidité. L’effet dramatique est renforcé :
« Renart franchissait alors les haies ; mais les vilains l’entendirent tomber de l’autre côté et tout le monde se mit à sa poursuite. Constant Desnois lâche Mauvoisin, son gros dogue. On retrouve la piste, on l’approche, on va l’atteindre. »
  • ·         Le présent de vérité générale
Il s’utilise pour exprimer une vérité, un fait vrai de tout temps. C’est le présent des maximes, des proverbes ou des moralités :
« La vérité est comme le soleil. Elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder. » (Victor Hugo)
Qui se ressemble s’assemble.
« La raison du plus fort est toujours la meilleure » (Jean de La Fontaine)

Français Moderne - Référence Absolue


Référence Absolue


Les modes de référenciation représentent les divers modes par lesquels on peut référer, plus précisément co-référer, c’est-à-dire s’entendre par la mise en œuvre de système de repérage (ce dont on parle)

·         Absolus = indépendante, de situation d’énonciation et du contexte linguistique
è C’est-à-dire d’éléments fournis antérieurement sur la chaîne
Elles passent par la catégorie des noms propres, désignateurs individuels et par des systèmes de repérages de coordonnées construits culturellement comme celui des numéros de sécurité sociale, fondés sur un fonctionnement administratif, celui des dates, supposant la fixation d’un point origine (naissance supposée de Jésus…)

·         Déictique = fonctionne par rapport à l’acte dénonciation et ses divers éléments constitutifs pris comme points origines pour le repérage. Ces référenciations identifient telle personne dont il est question, relativement aux personnes qui parlent, le moment dont parle l’énoncé relativement au moment où cet énoncé est dit, et le lieu dont parle l’énoncé relativement au lieu où cet énoncé est dit.

·         Anaphorique (ou contextuelle) = s’effectue par rapport à un élément linguistique, présent antérieurement sur la chaîne discursive, dans le contexte avant, et non directement par rapport à la personne qui parle ou qui écrit au moment de l’énonciation et au lieu d’énonciation.

C’est donc l’ensemble des faits de référenciation qui manifeste le fonctionnement de centre de référence interne qui est celui de l’acte d’énonciation passant par cet ensemble de signes appelés déictiques ou embrayeurs.

Champs
Personnel
Temporel
Spatial
Absolu
Brigitte Bardot, l’individu dont le numéro de Sécu est 2.38.07…
Le 16 Juin 1646
Léa Coquin, née le 8 août 1987
Oslo, Madagascar, par 130 de lattitude Nord et 5° de longitude ouest
Déictique
Moi, toi, ma fille, ton père, …
Aujourd’hui, il y a 300 ans, dans deux jours
Ici, à 3 km d’ici
Anaphorique
Son fil, elle
Quelques jours avant, à cette époque là
3 km avant, cet endroit-là

*On appelle marques déictiques ces mots dont le référent change en fonction de l’énonciateur, de lieu d’énonciation et du moment d’énonciation. C’est un mot dérivé de deixis, mot emprunté tel quel au grec ancien où il signifiait action de montrer, désignation.

I] Dans le champs Personnel

è Hétérogénéité des pronoms
JE & TU désignent directement les deux protagonistes de l’énonciation, ils fonctionnent comme des noms propres disponibles pour tout acte d’énonciation. Ils ne sont associés à aucun mécanisme de substitution.
Au contraire, IL ELLE est bien
-          Un pronom remplaçant un groupe nominal présent ailleurs sur la chaîne contextuelle
-          N’est pas personnel, renvoyant par ce mécanisme de substitution, à n’importe quel groupe nominal.

è Traces morphologiques de l'opposition personnes 1 -je et 2 -tu d'un côté et non-personne 3 -il/elle

Dans des textes écrits et dans des dialogues on a besoin d'informations.


Pronom Non Réfléchi
Jean me regarde
Jean te regarde
Jean te regarde

Réfléchis
Je me regarde
Tu te regarde
Il se regarde

=> ici on cherche à souligner qu'il y a vraiment une différence morpho syntaxique entre les déterminants déictiques et les autres.

Les déterminants possessifs (mon, ton, son) = anaphorique
*« De façon anaphorique » = faire référence à un nom ou un objet déjà mentionné.
Les mots marquent une connexion entre l'objet qui est possédé et le possesseur.
*Paradigme = toute la catégorie des déterminants possessif

Pronoms possessifs (le mien, le tien, le sien) = Substitue du nom
Relation à la fois anaphorique et déictique
→ l'objet possédé va toujours être mentionné avant (fonctionnement anaphorique) en revanche pour le possesseur qui est marqué par m- t- (1ere et 2e personne) il va etre accessible dans la situation d'énonciation (valeur/emploi déictique)

COD et COS

Jean te/me voit
= COD
Jean te/me donne un livre
= COS
Jean le voit
= COD
Jean lui donne un livre
= COS

GN indéfini
On a souvent besoin d'un plus petit que soi
= réfère de manière générale, générique
On frappe à la porte
= Pronom indéfini, ici il est indéterminé

Le datif (COD) éthique s'interprète comme une invitation directe au destinataire qui est littéralement prise à témoin
On le rencontre souvent dans les phrases exclamatives ou dans des constructions appréciatives et il se combine avec les autres types de datif
→ c'est un ajout qui donne de l'expression à la phrase.

II] Dans le champ du Temps

On emploie le mot procès pour caractériser le sémantisme propre à la catégorie du verbe et pour éviter toute équivoque avec la catégorie des noms.
= Ce à quoi un verbe fait note, ce à quoi il réfère
Peut être
      Désignateurs absolus
Le 14 juillet 1789
      Désignateurs déictique
Aujourd'hui, hier, maintenant, le lendemain, 3 jours plus tard

2 marqueurs pour exprimer le temps
      Les temps verbaux = les morphèmes de temps lié à la catégorie du verbe
      Les compléments circonstanciels lié au lexique nominal

* morphèmes = la plus petite unité qui a un sens

Les temps/morphèmes verbaux

Je         travaille
Tu        travailles
→ morphème du présent de l'indicatif verbe du premier groupe et la base verbale travail

On parle de morphèmes temporels mais aussi des aspects
Les morphèmes Aspectuo-temporels du verbe = Obligatoire
Toutes phrases du français est obligatoirement constitué d’un pivot central
Les morphèmes temporels sont en nombre finis, en revanche les Compléments Circonstanciels sont accessoires dans une phrase mais peuvent être en nombre illimité.
=> Ils déterminent un point précis ou une durée sur l'axe du temps.

Ainsi les différentes manières de représenter le passé (imparfait passé simple)
 Dans le système verbal du français on a de la régularité qui fait la différence entre temps simple et temps composé

Etiquette formelle                   Aspectuelle   
Les temps simple        =          non accomplis           
Temps composés        =          accomplis ; construit l'antériorité par rapport à un repère

A 17h, Jean finissait son livre
L'imparfait étant un temps simple il n'est pas concerné par le 2e aspects
A 17h, Jean avait fini son livre
→ Décalage d'antériorité
Pas besoin d'un CCT pour qu'il y est ce rapport d'antériorité